Les aurores polaires s’admirent aussi au planétarium

Les aurores polaires s’admirent aussi au planétarium

Phénomène céleste causé par l’interaction de particules envoyées par le Soleil et notre atmosphère, les aurores polaires les plus spectaculaires s’admirent aussi dans le confort d’un planétarium.

Lorsque les aurores se produisent, le ciel nocturne se pare d’impressionnantes draperies où généralement la couleur verte domine. Elles ont aussi la réputation d’être surtout visible dans les latitudes les plus au Nord. Pourtant ce n’est pas toujours le cas et on peut même en profiter dans le confort d’un fauteuil… en «trichant» un peu !

Une interaction entre le Soleil et la Terre

Du fait de son activité, le Soleil émet des particules énergétiques tous azimuts (le vent solaire) et une partie de celles-ci atteignent la Terre. Notre planète est fort heureusement protégée par un champ magnétique sans quoi cette manne solaire serait excessive ! Le champ magnétique terrestre agit alors tel un «champ de force» qui dévie l’essentiel des particules chargées. Toutefois, aux pôles magnétiques, situés non loin des pôles géographiques, la magnétosphère terrestre prend la forme d’une sorte d’entonnoir qu’on appelle les cornets polaires. C’est là que des particules s’engouffrent et finissent par pénétrer dans l’atmosphère entre 1.000 et 80 km d’altitude. Leur énergie est telle qu’elles excitent ou ionisent les atomes d’oxygène, d’hydrogène et d’azote présents. Et que fait un atome ainsi excité ou ionisé ? Il émet un photon donc de la lumière.

Crédit : NASA/NOAA - Cité de l'espace

Crédit : NASA/NOAA – Cité de l’espace

La couleur des aurores dépend directement des atomes excités ou ionisés. L’oxygène produit les couleurs verte et rouge. L’azote de son côté sera «responsable» du bleu, rouge ou violet. L’hydrogène, lui, génère du mauve ou du bleu. Ceci dit, cette palette de couleur n’est pas aussi simple car le niveau d’énergie reçu du Soleil et l’altitude à laquelle se manifestent les aurores sont des facteurs déterminants.
Étant donné que les aurores se génèrent au niveau des cornets polaires, les meilleurs endroits pour en observer sont ceux situés vers le Nord, par exemple en Finlande ou en Suède pour L’Europe. Ces deux pays en font d’ailleurs un argument touristique. On parle d’aurores boréales car elles concernent le pôle Nord magnétique. Mais le même phénomène se produit du côté du pôle Sud et il convient alors d’utiliser le terme aurores australes. Aurore polaire regroupe les deux !

Lors de sa mission Proxima, Thomas Pesquet a pu comme ses collègues astronautes observer une aurore «par dessus», la Station Spatiale Internationale orbitant plus haut que la majeure partie du phénomène. Crédit : ESA/NASA

Lors de sa mission Proxima, Thomas Pesquet a pu comme ses collègues astronautes observer une aurore «par dessus», la Station Spatiale Internationale orbitant plus haut que la majeure partie du phénomène.
Crédit : ESA/NASA

Des aurores au planétarium

Il n’est cependant pas toujours nécessaire de partir vers les contrées nordiques (pour l’hémisphère nord) pour admirer les draperies célestes. Lorsque l’activité du Soleil est forte, ou en cas d’éruption solaire qui atteint notre planète, le nombre de particules chargées est bien plus important et la zone de visibilité des aurores s’étend. Certaines deviennent alors visibles en France, souvent de façon atténuée et de couleur orange ou rouge. Des aurores exceptionnelles ont même été observées à l’équateur…
Difficile toutefois de compter sur des événements aussi rares pour admirer les draperies célestes. Des «chasseurs d’aurores» surveillent ainsi la météo spatiale (l’activité de notre Soleil) pour planifier des voyages dans les régions les mieux placées !

Des Aurores polaires photographiées par Kwon O Chul dont le travail sert de base au film de planétarium Auroras Lights of Wonder. Crédit : Kwon O Chul

Des Aurores polaires photographiées par Kwon O Chul dont le travail sert de base au film de planétarium Auroras Lights of Wonder.
Crédit : Kwon O Chul

En «trichant» un peu, il est cependant possible de voir à coup sûr les plus belles aurores et avec tout le confort d’un bon siège. C’est ce que propose le film Auroras Lights of Wonder (Aurores, lumières merveilleuses) qui est le nouveau spectacle du planétarium de la Cité de l’espace de Toulouse situé dans le bâtiment Astralia. De plus, l’équipement de celui-ci a été entièrement rénové (inauguré le 4 juillet) pour offrir des projections sur dôme en Ultra Haute Définition ! Il s’agit de l’un des plus grands et des plus modernes planétariums au monde.

Rénové, le planétarium de la Cité de l'espace est l’un des plus grands et des plus modernes au monde. Crédit : Cité de l'espace

Rénové, le planétarium de la Cité de l’espace est l’un des plus grands et des plus modernes au monde.
Crédit : Cité de l’espace

L’accès à ce planétarium et à ce film immersif (vous serez enveloppé par les aurores) est compris dans le billet d’entrée de la Cité de l’espace. Grâce au travail de pointe du photographe Kwon O Chul, les premières aurores en temps réel et en 4K ont pu être filmées ! Auroras Lights of Wonder vous emmènera aussi sur orbite pour admirer les draperies d’en haut et encore plus loin pour vous montrer celles qui se déroulent sur Jupiter et Saturne.

Ci-dessous, la bande-annonce.
Ce film a reçu le Janus Astro Award 2017 au 11ème Full Dome Festival en Allemagne et le Audience Award 2016 du 4ème IPMF ne Corée.