Prix Nobel de physique : l'astronomie à l'honneur

Prix Nobel de physique : l'astronomie à l'honneur

La détection d’ondes gravitationnelles, un pas de géant pour la connaissance de l’univers, a valu à trois Américains de recevoir mardi le prix Nobel de physique.

Une semaine après une nouvelle annonce d’observation d’ondes gravitationnelles par trois détecteurs, dont pour la première fois l’européen Advanced Virgo, l’Académie royale des sciences de Suède a décerné son prestigieux prix, pour la physique, à Rainer Weiss, 85 ans, Barry Barish, 81 ans, et Kip Thorne, 77 ans.
Leur «découverte a bouleversé le monde», a affirmé le secrétaire général de l’Académie Göran Hansson.
Prédites par la théorie de la relativité générale développée par Albert Einstein, les ondes gravitationnelles sont émises lorsque deux trous noirs massifs se rapprochent et finissent par fusionner.
Kip Thorne, Barry Barish – tous deux professeurs au Caltech (California Institute of Technology) – et Rainer Weiss (MIT – Massachusetts Institute of Technology), sont à l’origine de l’observatoire LIGO (Laser Interferometer Gravitational-wave Observatory), qui a permis la première détection directe de ces ondes en 2015.

Les deux sites du LIGO (Laser Interferometer Gravitational-wave Observatory), qui a permis la première détection directe d'ondes gravitationnelles en 2015 et a valu à ses trois promoteurs le prix Nobel de physique 2017. A gauche le site de Livingston, en Louisiane, et à droite celui de Hanford, dans l'Etat de Washington. Crédit : Caltech

Les deux sites du LIGO (Laser Interferometer Gravitational-wave Observatory), qui a permis la première détection directe d’ondes gravitationnelles en 2015 et a valu à ses trois promoteurs le prix Nobel de physique 2017. A gauche le site de Livingston, en Louisiane, et à droite celui de Hanford, dans l’Etat de Washington.
Crédit : Caltech

Des ondes gravitationnelles avaient encore été enregistrées par les deux détecteurs Advanced LIGO en Louisiane et dans l’Etat de Washington en 2016, puis le 14 août 2017.
A cette dernière date, le phénomène avait également été observé par Advanced Virgo, le détecteur européen situé en Italie, près de Pise. Selon une étude parue dans la revue Physical Review Letters et co-signée par des équipes du Centre national français de la Recherche scientifique (CNRS), il se serait produit à quelque 1,8 milliard d’années-lumière de la Terre. Les deux trous noirs avaient des masses égales à 25 et 31 fois celle du Soleil, et ont fusionné en un trou noir de 53 masses solaires. L’équivalent de 3 masses solaires a été converti en énergie sous forme d’ondes gravitationnelles.