Surveillance de l'atmosphère : lancement de Sentinelle 5P

Le satellite Sentinelle-5P de surveillance de l'atmosphère pour le programme européen Copernicus est lancé du cosmodrome de Plessetsk, dans le nord de la Russie, le 13 octobre à 09:27 GMT Crédit : ESA

Sentinelle 5P, un satellite dédié à l’étude de l’atmosphère pour le programme européen Copernicus, capable de couvrir quotidiennement toute la planète, a été lancé le 13 octobre du cosmodrome de Plessetsk, en Russie.

« Avoir Sentinelle 5P en orbite nous donnera chaque jour une vue globale de notre atmosphère, avec une précision jamais atteinte jusqu’à présent », s’est félicité le directeur des programmes d’observation de la Terre à l’Agence spatiale européenne (Esa), Josef Aschbacher. Le satellite (820 kg), conçu et fabriqué par un consortium dirigé par Airbus Defence and Space, a été lancé par une fusée Rockot.
Sentinelle 5P, qui sera opérationnel dans six mois, pourra notamment mesurer grâce à son instrument principal Tropomi les concentrations d’aérosols, et de nombreux gaz à l’état de traces tels que le dioxyde d’azote, l’ozone, le dioxyde de soufre, le méthane ou le monoxyde de carbone. Il couvrira à chaque passage une grande partie de la Terre, avec une fauchée de 2600 km.
Il est le premier satellite à être consacré à l’atmosphère dans le cadre de Copernicus. Créé à l’initiative de l’Agence spatiale européenne et de l’Union européenne, au travers de l’Agence européenne pour l’environnement, ce programme est destiné à la surveillance de la Terre.
Sentinelle 5P – « P » pour « précurseur de Sentinelle 5 » – permettra d’assurer la continuité des observations menées par Envisat, en attendant le lancement du futur Sentinelle 5. Il complètera également les données recueillies par l’instrument GOME-2 à bord des satellites MetOp.
Le premier satellite Sentinelle d’observation de la Terre, réalisés pour le programme Copernicus, a été Sentinelle-1A, lancé en 2014. Il a été suivi par d’autres satellites spécialisés, dont les Sentinelle-2A et 2B, placés sur orbite respectivement en 2015 et 2017 etconsacrés à l’observation des terres émergées.