Un ingénieur et un astronaute parlent de Valerian

Un ingénieur et un astronaute parlent de Valerian

Dans une vidéo du CNES, l’astronaute Jean-François Clervoy explique que la célèbre BD de SF adaptée au cinéma par Luc Besson «catalyse l’imagination d’êtres humains qui deviennent parfois des scientifiques très pointus».

Le 26 juillet, Valérian et la Cité des Mille Planètes sera lancé sur les écrans de cinéma. Avec ce film, le réalisateur français Luc Besson adapte un monument de la bande dessinée de science-fiction, à savoir les aventures spatio-temporelles de Valérian et Laureline.

De la SF à l’exploration spatiale actuelle

Valérian et Laureline ont été créés à la fin des années 1960 par le dessinateur Jean-Claude Mézières et le scénariste Pierre Christin. Ce duo d’agents spatio-temporel leur a permis, dans la grande tradition de la SF, d’aborder des problématiques qui nous concernent (racisme, féminisme, démocratie, impérialisme, etc.). Mézières et Christin ont surtout toujours su traiter ces thématiques sérieuses au sein d’aventures qui captivent les lecteurs tout en les plongeant dans un univers particulièrement riche et imaginatif (nombreux mondes et créatures avec leur histoire et culture).

A l’occasion de la sortie prochaine de la transposition cinématographique signée Luc Besson (Le Cinquième Element, Le Grand Bleu, Lucy, etc.), le CNES a réalisé une vidéo qui montre que Valérian et Laureline sont des «inspirateurs scientifiques».

On notera que l’interview de Jean-François Clervoy a été tournée à la Cité de l’espace de Toulouse, plus exactement essentiellement dans la section consacrée aux exoplanètes et à la recherche de la vie dans l’Univers (un endroit en phase avec le sujet !).
L’astronaute français de l’ESA explique ainsi que cette bande dessinée l’a fait «rêver d’espace» quand il avait 13 ans. Fasciné par les voyages quasiment sans limites qui sont montrés, il reconnaît «qu’il reste beaucoup à faire pour qu’on voyage un jour comme Valérian et Laureline». Frédéric Masson, ingénieur au CNES et également interviewé dans cette vidéo, est logiquement interpellé par le «superbe vaisseau spatial qui peut faire plein de choses» des héros. Il précise en notant le côté intégralement réutilisable de l’engin ainsi que son autonomie : 2 caractéristiques sur lesquelles ses collègues planchent actuellement pour le futur des lanceurs. Le voyage interstellaire est en revanche hors de portée, même si l’ingénieur pointe des travaux théoriques qui laissent une (petite) porte ouverte. D’ailleurs, Frédéric Masson rajoute que «c’est très important de continuer à imaginer des choses impossibles, parce que souvent elles finissent par arriver». Pour Jean-François Clervoy, ce rôle inspirateur de la SF, et notamment de Valérian et Laureline, est primordial car cela «catalyse l’imagination d’êtres humains qui deviennent parfois des scientifiques très pointus».

Bande-annonce officielle de la version cinéma des péripéties spatiales de Valérian et Laureline.

Ci-dessous Luc Besson explique comment la BD l’a fasciné durant sa jeunesse et qu’il a dû attendre que la technologie cinématographique soit à la hauteur de l’imagination de Mézières et Christin.