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CFOSAT : la France et la Chine scrutent les océans

CFOSAT : la France et la Chine scrutent les océans

Lancé avec succès le 29 octobre, le Chinese-French Oceanic SATellite (CFOSAT) associe les agences spatiales française et chinoise pour mesurer depuis l’orbite l’état de la mer.

Vitesse du vent à la surface des mers ou encore les caractéristiques des vagues, tels sont les paramètres qui seront scrutés par CFOSAT, un satellite de 600 kg conçu en coopération par l’agence spatiale française CNES et son homologue chinoise CNSA. Les données récoltées permettront d’améliorer la sécurité maritime mais aussi d’affiner les modèles actuels pour obtenir des prévisions plus fiables sur l’état de la mer. Initié en 2007, ce projet s’est concrétisé par la mise sur orbite du satellite CFOSAT par un lanceur chinois CZ-2C (ou Longue Marche 2C) le 29 octobre 2018 (vidéo ci-dessous).

Une première mondiale

CFOSAT est basé sur la plateforme satellitaire chinoise CAST 2000. Il héberge un instrument chinois (le SCAT) capable de déterminer la vitesse et la direction du vent à la surface des océans depuis une orbite à 519 km d’altitude. Le deuxième instrument, français et fourni par le CNES, a été construit par l’industriel Thales Alenia Space. Il s’agit du radar Surface Waves Investigation and Monitoring instrument chargé de mesurer la direction et la longueur d’onde des vagues. Petit clin d’œil, on note que les initiales de cet instrument donnent SWIM, soit le verbe nager en anglais ! CFOSAT marque une collaboration franco-chinoise majeure sur un sujet crucial puisque ce satellite récoltera des données susceptibles d’améliorer la sécurité en mer comme précisé plus haut.
La vidéo du CNES ci-dessous explique d’ailleurs les enjeux de CFOSAT.

https://youtu.be/E1LnPwih5Bo

De plus, et comme l’explique dans cette vidéo Juliette Lambin, chef du programme d’observation de la Terre au CNES, la mission menée par CFOSAT «est extrêmement utile pour comprendre les échanges entre l’océan et l’atmosphère, notamment en termes de chaleur, en termes aussi d’échange de dioxyde de carbone et d’autres constituants». Des éléments importants pour comprendre la machine climatique terrestre. Pour Juliette Lambin, cette mission franco-chinoise est «une première mondiale» et elle souligne que, dans le cadre du suivi sur le changement climatique, «elle sera regardée de près».