La Russie partenaire de la Chine pour la Lune

La Russie partenaire de la Chine pour la Lune

Les agences spatiales russe et chinoise ont signé un protocole d’accord pour l’exploration de notre satellite naturel. La Russie va donc participer à l’International Lunar Research Station envisagée par la Chine.

Notre voisine céleste connaît un indéniable renouveau de son exploration (voir ce dossier). Plusieurs pays, dont la Chine ont ainsi envoyé des sondes sur son orbite ou à sa surface et la NASA prépare le retour des astronautes vers cette destination avec son programme Artemis. Dans ce contexte, la Russie vient de signer un accord avec la Chine.

Une station internationale de recherche lunaire

L’agence spatiale chinoise CNSA a mené plusieurs missions autour de notre satellite naturel et à sa surface. Elle a notamment signé le premier atterrissage sur sa face cachée en janvier 2019 avec Chang’e 4, puis récemment ramené des échantillons de la Lune avec Chang’e 5. D’autres sondes robotiques chinoises sont prévues dans les années à venir telle Chang’e 6 qui emportera l’instrument français DORN fourni à la CNSA par le CNES au titre d’une coopération.

Panorama de l’Océan des Tempêtes par Chang’e 5. Crédit : CNSA/CLEP

Panorama de l’Océan des Tempêtes par Chang’e 5.
Crédit : CNSA/CLEP

L’agenda chinois envisage ensuite une International Lunar Research Station (ILRS) soit une station internationale de recherche lunaire. Le concept se veut évolutif afin de passer du robotique à l’hébergement d’hommes et de femmes sur la Lune. La CNSA évoque une base «construite sur la surface lunaire ou sur l’orbite lunaire capable de mener des activités de recherche scientifique multidisciplinaires». C’est pour ce projet que l’agence spatiale russe Roscosmos et son homologue chinoise CNSA ont signé le 9 mars un protocole d’accord «avec l’approbation des deux gouvernements» précise le communiqué de cette dernière. On notera que la Chine travaille sur de futurs lanceurs lourds d’une puissance comparable au Space Launch System de la NASA aussi en développement. De tels lanceurs sont nécessaires pour des vols habités lunaires.

Signature de l’accord sur l’ILRS le 9 mars 2021 par les chefs d’agence Zhang Kejian pour la CNSA et Dimitri Rogozin pour Roscosmos à l’occasion d’une visioconférence. Crédit : CNSA

Signature de l’accord sur l’ILRS le 9 mars 2021 par les chefs d’agence Zhang Kejian pour la CNSA et Dimitri Rogozin pour Roscosmos à l’occasion d’une visioconférence.
Crédit : CNSA

Pour son programme Artemis de retour vers la Lune (station Gateway) et à la surface, la NASA a déjà pour partenaire l’Agence Spatiale Européenne (ESA), celle du Japon (JAXA) et du Canada (ASC). On retrouve ici 4 des 5 agences réunies pour la Station Spatiale Internationale (ISS). Manque à l’appel celle de Russie, Roscosmos. Son directeur général, Dimitri Rogozin, a toutefois exprimé à plusieurs reprises des réserves en ce qui concerne Artemis. La signature avec la Chine pour son International Lunar Research Station n’est donc pas une surprise.

Illustrations du concept de l’International Lunar Research Station (ILRS). Crédit : CNSA/CLEP/CAST

Illustrations du concept de l’International Lunar Research Station (ILRS).
Crédit : CNSA/CLEP/CAST

     

     

     

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