Fin de la simulation martienne HI-SEAS

Fin de la simulation martienne HI-SEAS

Le 28 août, les 6 volontaires (3 hommes, dont un Français, et 3 femmes) d’une simulation de mission martienne sur le flanc d’un volcan à Hawaï sont sortis de leur isolation d’une année. Une étude réalisée avec le support de la NASA.

Voici un 1 an, le 28 août 2015, 6 «astronautes» débutaient leur séjour sur la planète rouge. Ou presque… La quatrième simulation de type HI-SEAS ((Hawaiʻi Space Exploration Analog and Simulation) réunissait cette fois-ci 3 hommes et 3 femmes dont le Français Cyprien Verseux. Pendant une année, ils ont vécu avec des contraintes (isolement, communications décalées comme ce serait le cas sur Mars, etc.) qui se rapprochent de celles d’une future exploration de la quatrième planète, hormis les radiations, la pression atmosphérique plus faible ou encore la pesanteur réduite. La sortie des 6 volontaires s’est déroulée le 28 août 2016, 1 an jour pour jour après le début de la simulation, devant de nombreux médias.

HI-SEAS

Sortie des 6 volontaires de HI-SEAS mission 4 sous les caméras, appareils photo et smartphones des médias le 28 août 2016.
Crédit : HI-SEAS

HI-SEAS : une nouvelle simulation en janvier 2017

L’habitat HI-SEAS est une sorte de dôme situé sur les pentes du volcan Mauna Loa sur la plus grande île de l’archipel d’Hawaï. Initiée par l’University of Hawai’i at Mānoa avec le soutien de la NASA, cette expérience étudie la dynamique de groupe afin d’aider l’agence spatiale américaine à mieux sélectionner les astronautes en vue de former un équipage soudé capable d’affronter les tensions psychologiques induites par un voyage long et très éloigné de la Terre.

HI-SEAS 4 - crew - equipage

L’équipage de la quatrième simulation martienne HI-SEAS. De gauche à droite : Cyprien Verseux (France), Christiane Heinicke (Allemagne), Carmel Johnston (USA – commandante de la mission), Tristan Bassingthwaighte (USA), Sheyna Gifford (USA) et Andrzej Stewart (né au Royaume-Uni).
Crédit : HI-SEAS

La mission qui vient de se conclure était la quatrième et aussi la plus longue, les précédentes ayant duré 4 ou 8 mois. L’University of Hawai’i at Mānoa a annoncé que deux nouvelles simulations de 8 mois seraient menées, une première de janvier à septembre 2017 puis la deuxième en 2018 sur les mêmes mois. Et si vous voulez participer, un formulaire d’inscription à HI-SEAS est en déjà en ligne. Il faut avoir entre 21 et 65 ans et être diplômé en sciences entre autres critères. En revanche, ne perdez pas de temps car la réception des candidatures se clôt le 5 septembre !

HI-SEAS

Simulation de sortie en scaphandre. Un filtre rouge et on se croirait sur Mars ! De telles sorties, même si les conditions ne sont pas celles de la planète, permettent déjà d’examiner certains aspects d’ergonomie et les difficultés de communication entre astronautes, avec l’habitat et le centre de contrôle.
Crédit : HI-SEAS

HI-SEAS n’est pas la seule initiative sérieuse de simulation martienne. D’autres institutions comme la Mars Society (et son antenne française Association Planète Mars) par exemple mènent régulièrement de telles missions. Les études réalisées et données récoltées constituent déjà une base de réflexion utile en vue du premier vol habité vers la planète rouge et peut-être plus tard de l’établissement d’une base scientifique là-bas.