La France signe les Accords Artemis

La France signe les Accords Artemis

Le 7 juin, le PDG du CNES Philippe Baptiste a signé les Accords Artemis à Washington en présence de Thomas Pesquet. La France devient le vingtième pays à rejoindre cette déclaration qui pose les bases des coopérations spatiales futures.

En octobre 2020, la NASA annonçait que 7 pays rejoignaient les États-Unis au sein des Accords Artemis (ou Artemis Accords en anglais). Il s’agissait de l’Australie, du Canada, de l’Italie, du Japon, du Luxembourg, des Émirats Arabes Unis et du Royaume-Uni. Depuis, d’autres nations on rejoint ces accords, dont récemment la France.

Une signature en présence de Thomas Pesquet

Le 7 juin 2022, à la résidence de l’Ambassadeur de France à Washington, Philippe Baptiste, Président directeur général du CNES (l’agence spatiale française), a signé les Accords Artemis avec l’administrateur de la NASA Bill Nelson. Entre autres personnes présentes on note l’équipage du vol Crew-2 dont Thomas Pesquet.

Le PDG du CNES Philippe Baptiste et l’administrateur de la NASA Bill Nelson (à droite) signent les Accords Artemis, actant l’adhésion de la France à ceux-ci. Sur le canapé à gauche, on note la présence de Thomas Pesquet.<br /> Crédit : Recadrage Cité de l'espace d'une photo originale NASA/Keegan Barber

Le PDG du CNES Philippe Baptiste et l’administrateur de la NASA Bill Nelson (à droite) signent les Accords Artemis, actant l’adhésion de la France à ceux-ci. Sur le canapé à gauche, on note la présence de Thomas Pesquet.
Crédit : Recadrage Cité de l’espace d’une photo originale NASA/Keegan Barber

«Le fait que la France rejoigne le programme d’exploration Artemis marque un nouvel avancement dans la coopération spatiale que nous avons avec les États-Unis », a déclaré le PDG du CNES Philippe Baptiste à l’occasion de cette signature. La France devient ainsi le vingtième pays à adhérer à ces accords.

Artemis : programme et accords

Le programme Artemis de retour vers et sur la Lune initié par la NASA associe l’Agence Spatiale Européenne (ESA), celle du Japon (JAXA) et celle du Canada (ASC/CSA). Ce programme prévoit l’assemblage de la station Gateway autour de la Lune ainsi que des alunissages. L’apport actuel de l’ESA à ce programme se traduit déjà par le fait que 3 astronautes européens pourront séjourner à bord de la station Gateway. L’ESA affiche la volonté de participer plus avant afin qu’un Européen ou une Européenne puisse marcher sur la Lune à l’horizon 2030.

Les Accords Artemis sont eux signés par les gouvernements qui souhaitent participer à une logique d’exploration spatiale coordonnée selon un cadre de principes édictés par ce document.

Poignée de main entre Philippe Baptiste et Bill Nelson après la signature et l’adhésion de la France aux Accords Artemis. Crédit : NASA/Keegan Barber

Poignée de main entre Philippe Baptiste et Bill Nelson après la signature et l’adhésion de la France aux Accords Artemis.
Crédit : NASA/Keegan Barber

Les Accords Artemis définissent des principes généraux d’entraide, d’échange de données, d’harmonisation en matière technique et de limitation des débris spatiaux qui affichent la volonté de respecter le Traité de l’espace de 1967. Toutefois, ces accords prévoient aussi la notion de zones de sécurité autour des engins (habités ou non) posés sur la Lune tout en évoquant la possibilité d’exploiter les ressources locales afin par exemple de fournir de l’oxygène ou de l’eau aux astronautes. Pour certains pays, avec la Chine et la Russie en tête, les Accords Artemis ouvrent la voie à un début d’appropriation de notre satellite naturel ou d’autres corps célestes (pourtant expressément interdit par le Traité de l’espace de 1967 que les Accords Artemis entendent respecter).
À ce jour, les vingt pays adhérents des Accords Artemis sont l’Australie, le Canada, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, les Émirats Arabes Unis, le Royaume-Uni, l’Ukraine, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, la Pologne, le Mexique, Israël, la Roumanie, Bahreïn, Singapour, la Colombie et la France.
Le texte des Accords Artemis en anglais.
Les textes des Accords Artemis en arabe, chinois, français, russe et espagnol.