Hubble nous offre quatre planètes géantes

Hubble nous offre quatre planètes géantes

En avance sur les fêtes de fin d’année, Hubble nous offre de superbes photos de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Le télescope spatial qui associe la NASA et l’ESA les observe régulièrement afin d’en suivre les longs cycles saisonniers.

Lancé en 1990, Hubble est connu pour ses spectaculaires images de l’Univers et ses observations qui ont révolutionné l’astronomie. Ce que l’on sait moins, c’est que ce télescope spatial qui associe la NASA et l’Agence Spatiale Européenne (ESA) suit aussi méthodiquement plusieurs programmes pour engranger des données sur plusieurs années et destinées à être utilisées par les scientifiques. C’est le cas de OPAL (Outer Planets Atmopsheres Legacy) qui consiste à imager régulièrement les planètes dites externes afin que les astronomes comparent au fil des années les changements, notamment saisonniers, qui se produisent dans leur atmosphère. OPAL a ainsi déjà permis plusieurs publications scientifiques qui font avancer la planétologie. Mais alors que les fêtes de fin d’année approchent, nous vous proposons surtout d’admirer les beaux portraits que Hubble nous offre de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Les géantes gazeuses

Notre direction ? Les 4 planètes externes au-delà de la ceinture d’astéroïdes après Mars. Nous commençons par les 2 géantes gazeuses, à savoir Jupiter et Saturne.
Avec un diamètre 11 fois plus grand que celui de la Terre, Jupiter est la plus grande planète du Système solaire.

Jupiter par Hubble le 4 septembre 2021. Crédit : SCIENCE: NASA, ESA, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael H. Wong (UC Berkeley) / IMAGE PROCESSING: Joseph DePasquale (STScI) 

Jupiter par Hubble le 4 septembre 2021.
Crédit : SCIENCE: NASA, ESA, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael H. Wong (UC Berkeley) / IMAGE PROCESSING: Joseph DePasquale (STScI)

La turbulente atmosphère jovienne révèle toute son activité dans cette photo d’Hubble du 4 septembre. On note sans problème la classique Grande Tache Rouge, un anticyclone plus large que la Terre et observé depuis plusieurs siècles. Au moment du cliché, Jupiter était à 605 millions de kilomètres de la Terre. En poussant plus loin à 1,3 milliard de kilomètres, Hubble a saisi Saturne et ses magnifiques anneaux.

Saturne par Hubble le 12 septembre 2021. Crédit : SCIENCE: NASA, ESA, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael H. Wong (UC Berkeley) / IMAGE PROCESSING: Alyssa Pagan (STScI)

Saturne par Hubble le 12 septembre 2021.
Crédit : SCIENCE: NASA, ESA, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael H. Wong (UC Berkeley) / IMAGE PROCESSING: Alyssa Pagan (STScI)

Pour avoir une idée de la taille de cette splendeur du Système solaire, sachez que Saturne avec ses anneaux (la partie visible) tiendrait tout juste entre la Terre et la Lune ! L’image d’Hubble du 12 septembre révèle des variations de couleur rapides dans les bandes atmosphériques de l’hémisphère nord qui s’expliquent par le début de l’automne pour cette région de Saturne. Là-bas, les saisons sont bien plus longues puisque la géante aux anneaux met un peu plus de 24 années terrestres à faire le tour du Soleil.

Les géantes de glaces

Mondes très froids du fait de leur éloignement de notre étoile, Uranus et Neptune sont considérées comme des planètes géantes de glaces. Attention, le nom peut être trompeur. N’imaginez pas une surface solide faite de neige ou de glace dure. Leur composition essentiellement gazeuse, à l’exception d’un petit noyau solide, avec des éléments dits lourds (ammoniac ou méthane par exemple) en plus grande concentration explique ce terme.

À 2,8 milliards de kilomètres de la Terre, voici Uranus qui exhibe un diamètre de 50 000 km qui apparaît presque uniforme. Hubble permet toutefois d’amplifier de subtiles variations.

Uranus par Hubble le 25 octobre 2021. Crédit : SCIENCE: NASA, ESA, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael H. Wong (UC Berkeley) / IMAGE PROCESSING: Alyssa Pagan (STScI) 

Uranus par Hubble le 25 octobre 2021.
Crédit : SCIENCE: NASA, ESA, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael H. Wong (UC Berkeley) / IMAGE PROCESSING: Alyssa Pagan (STScI)

C’est en effet l’été dans l’hémisphère nord d’Uranus dont l’année dure 84 années terrestres. L’absorption de rayonnements ultraviolets venus du Soleil semblent causer une brillance plus forte de la région polaire nord.
Enfin, à 4,3 milliards de kilomètres de nous, le 7 septembre, Hubble s’est tourné vers Neptune, dernière étape de notre périple.

Neptune par Hubble le 7 septembre 2021. Crédit : SCIENCE: NASA, ESA, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael H. Wong (UC Berkeley) / IMAGE PROCESSING: Alyssa Pagan (STScI) 

Neptune par Hubble le 7 septembre 2021.
Crédit : SCIENCE: NASA, ESA, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael H. Wong (UC Berkeley) / IMAGE PROCESSING: Alyssa Pagan (STScI)

Ce portrait de Neptune montre une tache sombre (en haut à gauche) qui est suivie avec le télescope spatial. Celle-ci est la quatrième de ce type observée depuis 1993. Les astronomes pensent que ces vortex sont des systèmes de haute pression qui disparaissent en arrivant près de l’équateur, sauf que celle-ci s’en est éloignée après s’en être approchée !

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