Mercure est passée devant le Soleil

Mercure est passée devant le Soleil

Le 9 mai, la planète la plus proche du Soleil a traversé son disque vu depuis la Terre, un événement appelé transit. Il s’en produit une dizaine par siècle. Les deux prochains se dérouleront en 2019 et 2032.

Comme prévu, à 13h12 heure française, un petit rond noir a grignoté le disque du Soleil puis a entamé une traversée d’un peu plus de 7 heures. Comme expliqué dans un article précédent, le transit de Mercure est un événement relativement rare : il s’en produit une dizaine par siècle et celui du 9 mai 2016 était observable du début à la fin en Europe. Les deux prochaines occasions ? Le 11 novembre 2019 et le 13 novembre 2032. Dans les deux cas, l’Europe sera moins bien «placée», une partie du transit n’étant pas visible.

Le transit de Mercure suivi sur Terre et dans l’espace

Mais la mécanique céleste n’est pas le seul facteur qui décide si un phénomène astronomique peut-être vu. Il y a aussi la météo… De fait, la couverture nuageuse a souvent été un problème notamment en France. L’Observatoire du Pic du Midi qui avait prévu (comme celui de Paris), de filmer l’intégralité du transit pour le web a été contraint de renoncer à cette intéressante initiative en raison des nuages. À Toulouse, la Cité de l’espace a subi le même désagrément. Toutefois, si les instruments (qui étaient équipés des filtres de protection adéquats) n’ont pu être mis à contribution, le public présent a pu suivre le transit grâce aux médiateurs scientifiques de la Cité de l’espace qui expliquaient le contexte et aussi via la retransmission d’images saisies par des observatoires sur orbite. Car, bien évidemment, sur orbite, les nuages ne gênent pas !

Transit Mercure Cité de l'espace

Les nuages n’ont pas empêché les visiteurs de la Cité de l’espace de suivre le transit de Mercure grâce aux animations et au relais sur écran d’images du passage de Mercure.
Crédit : Cité de l’espace / Florence Seroussi

Côté NASA, ce fut Solar Dynamics Observatory (SDO) qui joua le rôle de «vigie». Et il faut reconnaître que les images fournies sont spectaculaires. Ci-dessous, un montage vidéo du «best-of» de SDO lors du transit. Vous remarquerez tout d’abord Mercure (qui apparaît tel un rond noir) qui rentre sur le disque solaire vu de différentes façons, ceci car le satellite de la NASA observe notre étoile dans plusieurs longueurs d’onde.

La science des transits de Mercure

Autrefois, les transits de Mercure permettaient de calculer avec précision, d’affiner donc au fur et à mesure des observations, la valeur de l’Unité Astronomique qui est la distance moyenne entre la Terre et le Soleil (en gros, 150 millions de km). À ce titre, le transit d’une autre planète Vénus, était également employé dans la même logique (les autres planètes étant plus loin du Soleil que la Terre, elles ne peuvent pas faire de transit). De nos jours, on dispose de techniques plus précises (mesures radar notamment).
Pour autant, le transit de Mercure n’a pas totalement perdu tout intérêt scientifique. Par exemple, en observant le transit, certains astronomes tenteront de détecter la présence de sodium dans la très ténue atmosphère de Mercure (en analysant la lumière du Soleil qui va passer à travers). Ce type de détection pourrait dans le futur nous aider à caractériser l’atmosphère des exoplanètes, ces mondes qui tournent autour d’autres soleils que le nôtre.

Transit Mercure - SDO - NASA

Mercure semble «mordre» le Soleil alors que la planète commence à passer devant le disque solaire. Une image du satellite SDO de la NASA spécialisé dans l’observation de notre étoile.
Crédit : NASA

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