OneWeb sous le chapitre 11 - Cité de l'Espace

OneWeb sous le chapitre 11

Pour une connectivité web mondiale, la solution de OneWeb repose sur une constellation de plus de 600 satellites de 150 kg chacun. Crédit : Airbus/Cité de l’espace

Pour une connectivité web mondiale, la solution de OneWeb repose sur une constellation de plus de 600 satellites de 150 kg chacun.
Crédit : Airbus/Cité de l’espace

L’idée de OneWeb est née en 2014 sous l’impulsion de l’entrepreneur américain Greg Wyler. Il s’agit d’une constellation d’un peu plus de 600 satellites sur orbite à 1200 km afin d’assurer une connectivité web mondiale. Pour OneWeb, Airbus à Toulouse a mis au point des satellites de 150 kg chargés de relayer les communications et, surtout, conçus pour être fabriqués en série dans une usine dédiée en Floride, non loin du centre spatial Kennedy. Le projet est passé au concret puisqu’à la fin du mois de mars 2020, OneWeb avait déjà envoyé là-haut 74 de ses relais orbitaux via Arianespace (lanceurs russes Soyouz depuis le Centre Spatial Guyanais ou Baïkonour). La dernière mission en date était celle du 21 mars depuis Baïkonour. Mais la réussite technique et logistique ne fait pas tout car OneWeb a officiellement confirmé le 27 mars avoir placé sa branche américaine (OneWeb LLC à McLean en Virginie) sous le chapitre 11 de la loi des faillites des États-Unis. Cette disposition permet à la société de continuer son activité tout en se réorganisant sous le contrôle d’un juge. Dans son communiqué, OneWeb reconnaît qu’elle était engagée dans des négociations afin de réunir les investissements nécessaires au déploiement total de la constellation, mais que le «processus n’a pas progressé en raison de l’impact financier et des turbulences du marché liées à la propagation de COVID-19».