Luca Parmitano désigne l’ennemi n°1

Luca Parmitano désigne l’ennemi n°1

En mission à bord de l’ISS, l’astronaute italien de l’ESA a retweeté une image montrant son pays touché par des températures élevées tout en indiquant «ennemi n°1». Une façon claire d’alerter sur le réchauffement climatique.

Les astronautes ont depuis les débuts des vols habités attiré l’attention sur la beauté de la Terre vue de l’espace, mais aussi sur sa fragilité. Beaucoup vont plus loin et tiennent à souligner les enjeux environnementaux ainsi que les conséquences du réchauffement climatique, appelant à une prise de conscience et des actions concrètes. L’astronaute italien de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) Luca Parmitano ne fait pas exception et c’est le sens de son tweet du 11 août.

L’ennemi n°1 est identifié

À l’origine, il s’agit d’un tweet du 11 août du compte officiel du Copernicus EMS (pour Emergency Management System), une émanation du programme d’observation de la Terre Copernicus créé par la Commission européenne. Rappelons qu’au titre de cette initiative plusieurs satellites européens scrutent notre planète. Copernicus EMS rassemble des informations issues de ces satellites en vue de fournir des données en cas d’urgence, de catastrophe naturelle, de situations météo préoccupantes, etc. Dans le tweet du 11 août, Copernicus EMS montrait une carte des températures du sol centrée sur l’Italie obtenue avec un satellite Sentinel-3, soulignant leur importance (jusqu’à 50 °C !) et ajoutant : «Cela a dû être une journée difficile pour les premiers secours et les équipes médicales». On sait en effet que l’augmentation générale des températures en été a des conséquences sanitaires (les températures sont dans ce cas celles du sol et non de l’air comme le précise le tweet).
Depuis la Station Spatiale Internationale où il est en mission depuis le 20 juillet, Luca Parmitano a retweeté ce message en le commentant d’un sobre «#1 enemy», soit «ennemi n°1». Son tweet ci-dessous.

Vous devez accepter les cookies (preferences, statistics, marketing) pour afficher cette vidéo sinon cliquez-ici

Avec cette simple mention, l’Italien établit ce qui pour lui doit constituer une priorité, à savoir la lutte contre le changement climatique. Un signal fort qui rejoint le parallèle que font souvent les astronautes : leur survie sur orbite tient à la maintenance sans faille de la Station Spatiale Internationale et si on considère la Terre comme le vaisseau spatial de l’humanité, alors on comprend que les actions en faveur de l’environnement bénéficient à tous.
On notera que plusieurs agences spatiales, dont le CNES en France, ont créé le Space Climate Observatory afin de fédérer et rassembler les mesures des satellites d’observation de la Terre dans le cadre d’une bataille résolument identifiée : «limiter le réchauffement climatique».

À bord de l’ISS, l’astronaute Luca Parmitano prépare ici une expérience scientifique intitulée Biorock. Crédit : ESA

À bord de l’ISS, l’astronaute Luca Parmitano prépare ici une expérience scientifique intitulée Biorock.
Crédit : ESA