Partez dans l’espace en jouant - Cité de l'Espace

Partez dans l’espace en jouant

Partez dans l’espace en jouant

Avec le confinement, beaucoup de personnes se sont tournées vers les jeux de société. Or, la thématique spatiale y est incontestablement très présente comme le montrent 3 titres récents.

Nous avions déjà évoqué la montée des jeux de société qui s’inspirent du spatial, de façon plus ou moins directe, à l’occasion d’un reportage au Festival International des Jeux de Cannes. Le confinement en raison de la pandémie de COVID-19 a eu de plus pour effet une (re)découverte de l’offre ludique que ce soit par des couples ou des familles. Plusieurs articles ont analysé ce phénomène, comme celui-ci du Huffington Post (Les meilleurs jeux de société pour le confinement) ou du site web spécialisé Tric-Trac (Covid : Du ludique dans tes dents !).
Force est de constater que le spatial reste un thème souvent repris par les auteurs et éditeurs de jeux. Nous vous proposons donc de partir dans l’espace avec 3 titres récents.

Demeter : une mission inspirée par Interstellar

Crédit : SWAF/Cité de l’espace

Crédit : SWAF/Cité de l’espace

Conçu par Matthieu Verdier et édité par Sorry We Are French, Demeter est ce qu’on appelle un «flip & write». On retourne tout d’abord des cartes qui indiquent quelles actions seront possibles à ce tour. On ne peut en choisir qu’une afin de l’exercer sur sa feuille individuelle et tenter d’obtenir le meilleur score final. C’est rapide (20 minutes par partie environ) et terriblement addictif tellement il faut se creuser les méninges pour optimiser sa stratégie. Le thème ? L’Humanité est capable de voguer vers des exoplanètes habitables et Demeter 1 en est une autour d’une naine rouge. Votre mission consiste à explorer au mieux ce monde plus «jeune» que le nôtre et donc peuplé de dinosaures.
Ci-dessous une vidéo qui présente le jeu et explique les règles.

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L’auteur de Demeter, Matthieu Verdier, nous a indiqué que cette «idée d’une mission de reconnaissance d’une planète habitable pour l’humanité» vient de son film préféré, Interstellar de Christopher Nolan. À ce titre, Demeter est en quelque sorte une préquelle de Ganymede, jeu du même éditeur dans lequel on préparait l’envoi de colons vers des mondes lointains. Ici, on part donc en reconnaissance pour ces futures destinations. Bien évidemment, s’installer sur des exoplanètes relève de la science-fiction tant de tels projets sont hors de portée de nos technologies actuelles. Toutefois Demeter offre une dynamique de jeu qui n’est pas sans rappeler certaines exigences des missions spatiales scientifiques. En effet, on ne peut pas scorer correctement si on tente de tout faire sur sa feuille et il faut ainsi définir une stratégie et s’y tenir pour l’emporter. De même, lors de la conception d’une sonde, scientifiques et ingénieurs se retrouvent confrontés au fait qu’on ne peut pas embarquer tous les instruments qu’on souhaiterait et qu’il convient de sélectionner ceux répondant le mieux aux objectifs suivis.

Wild Space : composez le meilleur équipage

Crédit : Catch Up Games/Cité de l’espace

Crédit : Catch Up Games/Cité de l’espace

Dans le domaine des vols habités, on connaît l’importance de la composition d’un équipage. Le jeu Wild Space de Joachim Thôme chez Catch Up Games exploite ce principe puisque vous devez réunir les cartes représentant votre équipage (sous forme d’animaux et de robots) via des actions obtenues en se postant stratégiquement sur certaines planètes. Attention, les cartes combottent entre elles, un peu à la façon d’astronautes dont les capacités se complètent pour réussir la mission.

Ci-dessous, la vidéo de règles de l’éditeur vous permettra de saisir les subtilités de Wild Space.

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On notera que, pendant le confinement, Catch Up Games avait mis en ligne une version téléchargeable et imprimable du jeu pour que le plus grand nombre puisse le découvrir. Une initiative généreuse.

Magnastorm : lutte d’influence sur une exoplanète

Crédit : Super Meeple/Cité de l’espace

Crédit : Super Meeple/Cité de l’espace

Les mondes d’autres systèmes stellaires et leurs éventuelles richesses inspirent les auteurs ! Tel est le cas de Magnastorm créé par Bauldric & Friends, édité à l’origine par Feuerland en Allemagne. Le titre est adapté en français par Super Meeple.
Cette fois-ci, projetez-vous en l’an 2340 où des fédérations terriennes se disputent l’exoplanète Magnastorm. Ce jeu de gestion plus expert que les précédents ravira les amateurs du genre (présentation des règles ci-dessous).

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Il n’y a pas de guerre ou d’affrontement dans Magnastorm, mais le premier arrivé sur une zone mettra la main sur les richesses de celle-ci. Or cette planète ravagée par un orage magnétique (la moitié du plateau de jeu est du coup condamnée et il faut en tenir compte, car ça ne cesse de bouger) regorge de potentielles découvertes scientifiques du fait des vestiges laissés par une civilisation disparue. On avance au score par la progression des connaissances acquises et aussi en recrutant les scientifiques et commandants à même de remplir au mieux les objectifs que l’on s’est fixés. Cette compétition dans la recherche et ses retombées n’est pas sans rappeler certains aspects de l’astronautique réelle.

Nécessité de planifier, présence de la science au sein de la thématique, ces 3 exemples montrent bien que des jeux de société savent utiliser de façon pertinente l’imaginaire spatial et même une partie de ses réalités.