Thomas Pesquet dans l’ISS, sa «deuxième maison»

Thomas Pesquet dans l’ISS, sa «deuxième maison»

C’est « un vrai plaisir » d’avoir rejoint la Station spatiale internationale (ISS), « ma deuxième maison », a lancé le 30 avril au cours d’une conférence de presse l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA) Thomas Pesquet.

Flottant en micropesanteur, Thomas Pesquet a fait part pendant 20 minutes le 30 avril de ses impressions pour sa mission Alpha, qui doit durer six mois et le verra prendre le poste de commandant de l’ISS à la fin de cette période. « C’est un vrai plaisir d’être ici, dans ma deuxième maison, d’avoir retrouvé mes amis, mes habitudes », a-t-il dit.
Le voyage Terre-ISS  à bord de la capsule Crew Dragon Endeavour de SpaceX a été « un peu plus doux » que son précédent à bord d’un Soyouz à l’occasion de sa première mission (Proxima), a-t-il témoigné. Parlant d’une « sensation phénoménale« , dans un vaisseau « super confortable » et « plutôt spacieux« , l’astronaute a noté que le vol de quelque 23 heures entre les 23 et 24 avril avait paru durer « 10 minutes« , dans un environnement similaire à celui d’une « voiture moderne » avec « écrans plats, tactiles« .

Expériences et tout genre

« La sensation d’être en mission tous les jours est très agréable« , s’est réjoui l’astronaute, qui attend avec impatience ces « moments vraiment incroyables » que sont les sorties extravéhiculaires – quatre sont prévues pendant son séjour.

Capture d'écran extraite de la web tv en direct de l'Agence spatiale européenne (ESA) le 30 avril 2021. L'astronaute français de l'ESA Thomas Pesquet prend la parole depuis la Station spatiale internationale en s'adressant aux représentants des médias au siège du CNES à Paris.<br /> Crédit : NASA/ESA

Capture d’écran extraite de la web tv en direct de l’Agence spatiale européenne (ESA) le 30 avril 2021. L’astronaute français de l’ESA Thomas Pesquet prend la parole depuis la Station spatiale internationale en s’adressant aux représentants des médias au siège du CNES à Paris.
Crédit : NASA/ESA

Parmi les quelque 250 expériences que devra mener l’équipage de l’ISS, une le passionne tout particulièrement : suivre le comportement de cellules souches du cerveau humain. « J’ai hâte de jouer au savant fou » en menant cette étude pour le Centre d’Aide au Développement des Activités en Micropesanteur et des Opérations Spatiales (CADMOS) du Centre national d’Etudes Spatiales (CNES), a-t-il dit.
Parmi les expériences prévues, quatre sont présentées au sein d’une exposition à la Cité de l’espace de Toulouse, Suivi Mission Alpha.

Volonté internationale

Abordant enfin la coopération spatiale entre l’ESA et la Chine, qui vient de mettre sur orbite terrestre Tianhe, premier élément de sa future station spatiale Tiangong, Thomas Pesquet a rappelé qu’elle avait déjà commencé. « Il faut une volonté politique« , a-t-il déclaré en soulignant que « pour les missions vers Mars, on aura besoin de tout le monde. Il faudra une volonté internationale. Il faut avoir un but commun. On l’a : retourner sur la Lune comme étape pour aller vers Mars« . « On se donne rendez-vous dans quelques années » à ce sujet, a-t-il promis.

     

     

     

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