Le SLS passe son Green Run Test

Le SLS passe son Green Run Test

Après un essai écourté le 16 janvier, le premier étage du lanceur Space Launch System (SLS) de la NASA a passé avec succès un second test le 18 mars. Ses 4 propulseurs RS-25 ont fonctionné comme prévu pendant 8 minutes.

En développement depuis 2011, le SLS est au lanceur aux performances comparables à celles du Saturn V du programme Apollo. Rien de surprenant, puisque le Space Launch System (SLS) est notamment conçu pour Artemis, le retour vers et sur la Lune de la NASA. Le 18 mars 2021, un test essentiel a été réussi.

Un même étage pour le test et le lancement

Selon les versions, le SLS atteindra 98 à 111 m de hauteur pour 2600 à 2900 tonnes au décollage. Capable de placer une centaine de tonnes sur orbite basse, il peut aussi en envoyer une quarantaine vers notre satellite naturel. Le SLS est composé d’un premier étage doté de 4 propulseurs flanqué de 2 boosters à poudre latéraux. S’y ajoute un deuxième étage avec au sommet la charge utile qui peut être la capsule Orion.

Schéma du SLS en version Block 1 avec pour charge utile une capsule Orion. Il s’agit de la configuration de la mission Artemis 1. Lors du test Green Run, seul le Core Stage (ou premier étage) est mis à l’épreuve.<br /> Crédit : NASA/Cité de l’espace

Schéma du SLS en version Block 1 avec pour charge utile une capsule Orion. Il s’agit de la configuration de la mission Artemis 1. Lors du test Green Run, seul le Core Stage (ou premier étage) est mis à l’épreuve.
Crédit : NASA/Cité de l’espace

Le Green Run Test mené par la NASA consiste à faire fonctionner au sol le premier étage, énorme réservoir d’oxygène et hydrogène liquides qui alimentent 4 moteurs RS-25 hérités des navettes spatiales. C’est le banc d’essai B-2 du centre Stennis dans le Mississippi qui est utilisé. Le 16 janvier dernier, les RS-25 se sont arrêtés après seulement 67 secondes au lieu des 8 minutes visées. Après analyse des données, il a été décidé de reconduire le test sur toute sa durée envisagée. Ce fut chose faite le 18 mars (résumé vidéo de la NASA ci-dessous).

Pourquoi une durée de 8 minutes était-elle souhaitée ? Car il s’agit du temps de vol du premier étage d’un SLS avant qu’il ne s’arrête et passe le relais au second étage. Les ingénieurs disposent ainsi de données précieuses en plus des simulations informatiques. Surtout, le premier étage, dit Core Stage, qui a été testé sera aussi celui employé pour le vol inaugural du SLS prévu pour la fin 2021 ou début 2022. Ce sera la mission Artemis 1 qui va envoyer une capsule Orion en automatique autour de la Lune et retour. Le vaisseau de la NASA est complété d’un module de service ESM (European Service Module) fourni par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et construit par Airbus Defence and Space. Avec Artemis 2 planifié en 2023, le même plan de vol s’appliquera, mais avec cette fois-ci 4 astronautes à bord. À nouveau, un ESM européen sera employé. L’Europe est donc un partenaire important pour le retour vers notre satellite naturel, car à la fourniture des modules de service d’Orion s’ajoutent la fabrication de modules pour la station Gateway autour de notre voisine céleste et des projets de vaisseaux cargos. L’ESA souhaite ainsi qu’une ou un Européen marche sur la Lune d’ici 2030.

     

     

     

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