Le retour du Starliner

Le retour du Starliner

Après une mise sur orbite chaotique pour son vol d’essai en automatique, la capsule Starliner de Boeing a réussi son retour sur Terre le 22 décembre en se posant sous parachutes au sein de la base de White Sands au Nouveau-Mexique.

Ce devait être une démonstration de la capacité de Boeing à transporter les astronautes de la NASA vers la Station Spatiale Internationale (ISS) dans le cadre du Commercial Crew Program de l’agence. Mais le vol inaugural de la capsule CST-100 Starliner s’est transformé en un exercice grandeur nature de récupération d’un vaisseau touché par un imprévu technique.

Starliner se pose en tant que Calypso

Comme nous l’expliquions dans ce précédent article, la capsule Starliner a décollé le 20 décembre depuis la Floride au sommet d’un lanceur Atlas V. Toute la séquence liée à ce lanceur d’United Launch Alliance (qui associe Boeing et Lockheed Martin) a été menée comme prévu. En revanche, une fois que la capsule s’est séparée du second étage Centaur, la mise à feu de ses propres propulseurs ne s’est pas déroulée comme programmé en raison d’un problème d’horloge interne. Résultat : Starliner s’est retrouvée sur orbite en ayant trop consommé de carburant pour rejoindre l’ISS. Le rendez-vous avec la station a donc été abandonné et la mission raccourcie d’une semaine à 2 jours.
Lors d’une conférence de presse après le lancement, la NASA et Boeing ont précisé que la capsule se comportait correctement et que si des astronautes avaient été à bord, leur vie ne serait pas en danger. Il fut ensuite annoncé que Starliner visait un retour sur Terre d’ici 48 heures selon la même procédure que pour une conclusion de mission en provenance de l’ISS. De fait, la capsule est entrée dans l’atmosphère le dimanche 22 décembre protégée par son bouclier thermique, puis a déployé ses 3 parachutes. Le bouclier a par la suite été largué afin de permettre le gonflage d’airbags amortissant l’arrivée sur le sol au sein de la base de White Sands au Nouveau-Mexique à 5h58 du matin heure locale (vidéo ci-dessous).

L’agence américaine et Boeing reconnaissent que de nombreux objectifs de la mission appelée OFT pour Orbital Flight Test n’ont pas été atteints, surtout l’amarrage en automatique à l’ISS et le départ de celle-ci. Pour autant, la phase de décollage avec une version inédite de l’Atlas V et la procédure de retour ont été validées.

Opérations de récupération en cours après l’arrivée au sol de la capsule Starliner le 22 décembre au Nouveau-Mexique. Crédit : NASA

Opérations de récupération en cours après l’arrivée au sol de la capsule Starliner le 22 décembre au Nouveau-Mexique.
Crédit : NASA

La NASA et la compagnie privée doivent évaluer si un autre essai en automatique sera toutefois nécessaire avant le premier vol habité dit Crew Flight Test avec les astronautes Chris Ferguson (de Boeing), Mike Fincke et Nicole Mann (tous deux de la NASA).
On sait en revanche que la capsule de ce vol OFT de décembre sera reconditionnée pour servir au deuxième vol habité Starliner commandé par l’astronaute NASA Sunita Williams. Présente lors des opérations de récupération du Starliner au Nouveau-Mexique, elle a annoncé que la capsule portera le nom de Calypso. Un hommage volontaire au célèbre navire du Commandant Cousteau (explorateur et cinéaste français des océans) et clin d’œil au fait que, dans la mythologie grecque, Calypso est la fille d’Atlas… Le lanceur attitré du Starliner est l’Atlas V !

Sur NASA TV, l’astronaute Sunita Williams a annoncé que la capsule Starliner qu’elle commandera portera le nom de Calypso. Crédit : NASA TV/Cité de l’espace

Sur NASA TV, l’astronaute Sunita Williams a annoncé que la capsule Starliner qu’elle commandera portera le nom de Calypso.
Crédit : NASA TV/Cité de l’espace

     

     

     

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