Une pierre martienne pour Thomas Pesquet

Une pierre martienne pour Thomas Pesquet

Astronaute français de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), Thomas Pesquet s’envolera vers la Station Spatiale Internationale fin 2016. Il emportera là-haut une pierre de Mars qui lui a été remise par la Cité de l’espace.

L’année 2016 s’annonce riche en événements spatiaux que ce soit l’observation de la Terre avec le satellite franco-américain Jason 3 (lancement prévu le 17 janvier), l’exploration du système solaire avec l’arrivée de la sonde NASA Juno autour de Jupiter ou ExoMars autour de la planète rouge en octobre (avec l’atterrissage du module Schiaparelli) sans oublier les vols habités.
Justement, à ce propos, à la mi-novembre 2016, Thomas Pesquet partira vers la Station Spatiale Internationale en vue d’y rester 5 à 6 mois. Celui qui sera le dixième français dans l’espace volera en qualité d’astronaute de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Récemment, le directeur général de la Cité de l’espace à Toulouse, Jean Baptiste Desbois, a remis à Thomas Pesquet une pierre martienne afin qu’il l’emmène dans la Station Spatiale Internationale. Voir la vidéo ci-dessous.

C’est au siège de l’Agence Spatiale Européenne, à Paris, que s’est déroulée cet événement. Féru d’exploration martienne, Thomas Pesquet a vivement apprécié le symbole et la pierre sera, à son retour, exposée à la Cité de l’espace à Toulouse.
Cette pierre n’a bien évidemment pas été ramenée de Mars par une sonde. Aucun engin n’a encore accompli un tel retour d’échantillon (c’est un projet à long terme des agences spatiales). En revanche, il existe ce qu’on appelle des météorites martiennes : ce sont des morceaux de Mars, arrachés à leur planète suite à un impact, qui après avoir vogué dans le système solaire ont fini par rentrer dans notre atmosphère pour s’échouer sous forme de «petites pierres» à la surface de la Terre. Leur analyse montre bien leur origine notamment grâce à la comparaison des gaz piégés en leur sein qui sont identiques à ceux de l’atmosphère martienne tels que mesurés par les sondes envoyées là-bas. Cette pierre de Mars a été fournie par le spécialiste Luc Labenne de Labenne Météorites qui en atteste l’authenticité et la provenance.
On notera que s’est jointe, à cette remise officielle de la pierre martienne, l’astronaute française Claudie Haigneré qui est également marraine de la Cité de l’espace.

De gauche à droite : le directeur général de la Cité de l’espace Jean Baptiste Desbois, l’astronaute de l’ESA Thomas Pesquet qui tient la pierre martienne et Claudie Haigneré, astronaute et marraine de la Cité de l’espace. Crédit : Enjoy Space / Olivier Sanguy

De gauche à droite : le directeur général de la Cité de l’espace Jean Baptiste Desbois, l’astronaute de l’ESA Thomas Pesquet qui tient la pierre martienne et Claudie Haigneré, astronaute et marraine de la Cité de l’espace. Crédit : Enjoy Space / Olivier Sanguy

La pierre martienne accomplira ainsi un parcours aussi étonnant que symbolique : arrachée à sa planète d’origine, voici probablement une centaine de millions d’années, elle est arrivée sur Terre après un long et incroyable périple pour repartir dans l’espace grâce à des moyens développés par notre civilisation qui était encore loin d’exister lors du début de son odyssée ! À son retour de mission, Thomas Pesquet ramènera ce «bout de Mars» à la Cité de l’espace de Toulouse où elle y sera exposée.