Cité de l'espace
La fabrication des premières fusées : un contexte historique douloureux

La fabrication des premières fusées : un contexte historique douloureux

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La fabrication des premières fusées : un contexte historique douloureux

Mercredi 15 mai à 19h

Dans le cadre de l’année anniversaire des 50 ans de la mission Apollo 11 et de l’année Lune, les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation s’associent à la Cité de l’espace, pour un hommage aux déportés du camp de Dora qui ont travaillé à la construction des fusées V1 et V2.

Se souvenir du contexte historique de la fabrication du moteur V2

Le camp de concentration de Dora-Mittelbau, se situe au cœur de l’Allemagne. Dans la phase finale de la Seconde Guerre mondiale, les programmes d’armes nouvelles ont pris des proportions considérables dans la politique du Reich nazi. C’est en particulier le cas du développement des fusées V2 qui devaient être les « armes secrètes » de destruction massive de l’Allemagne nazi, conçues à Peenemünde sous la direction de Wernher Von Braun. De septembre 1944 à mars 1945, les V2 sèment la mort sur Londres, mais ne parviennent pas à inverser le cours de la guerre.

Lorsque la base de Peenemünde est détruite, les allemands décident de produire le V2 en série  dans l’usine souterraine Mittelwerk en utilisant une main-d’œuvre concentrationnaire provenant du camp de Buchenwald, structurellement lié à l’usine. C’est ainsi que des milliers de déportés vont travailler dans des conditions sanitaires inhumaines.

La Cité de l’espace présente un moteur V2 dans ses expositions permanentes. Elément incontournable du domaine spatial, il tient à cœur de la Cité de l’espace de ne pas oublier le contexte historique douloureux de la fabrication originelle de cet engin.

Trois temps forts pour cet événement commémoratif

Une conférence de lancement
Mercredi 15 mai à 19h00 – Entrée gratuite
« De la fabrication des premières fusées au développement des activités spatiales »

Avec Laurent Thiery, Directeur scientifique du programme de recherche sur les déportés de Dora pour La Coupole
Claude FAVRE, petite- fille  de  Marcel PETIT, toulousain déporté à DORA matricule 44448. Elle a en particulier rédigé les Biographies des Déportés de Toulouse et la Région
Jean-Claude Renou, ancien ingénieur du CNES

Réservation à la conférence conseillée ici

Une exposition
Du 15 au 31 mai – « Plongés dans l’enfer de Dora, 9000 destins singuliers »

Une exposition créée par La Coupole, le Centre d’histoire et de mémoire du Nord Pas de Calais.
Le thème choisit pour cette exposition est l’individu. Il s’agit de mettre en avant le travail biographique en illustrant des parcours singuliers à l’aide d’extraits de notices individuelles réalisées par les différents auteurs du Dictionnaire. La problématique porte sur l’apport scientifique et historique rencontré lorsque l’on étudie un groupe cohérent. Chaque panneau est illustré de documents iconographiques.
Un premier panneau d’introduction rappelle le contexte de cette histoire : la création du camp de Dora, les liens ambigus entre la recherche scientifique et le régime nazi ; le rôle de Von Braun jusqu’à la conquête spatiale et le projet Apollo en 1969.
Les 7 panneaux suivants décrivent des parcours singuliers de déportés choisis à partir d’une thématique mise en exergue par les recherches (l’apport pour l’histoire de la Résistance, les étrangers de France, les STO arrêtés en Allemagne ; les écrits des survivants, le travail d’identification des victimes, etc.).

L’exposition est accompagnée d’objets, notamment fabriqués en déportation à Dora et de documents d’archives conservés à La Coupole.

Un film
Du 15 au 31 mai- « Les enfants de Buschdorf » (Film France 2 – 46 minutes – Réalisation : Jean-Michel CARPENTIER)

Ulrich, Christel, Rüdiger ou Ewald étaient de jeunes enfants en 1948. Sans comprendre pourquoi, ils quittent, avec leurs familles, l’Allemagne dévastée pour la France. Direction Vernon, un village de Normandie. Là-bas, ils bénéficient de traitements de faveurs, sont bien logés et nourris. Déracinés, vivant quasiment en autarcie, les enfants se recréent un monde imaginaire dans les bois : la République du Buschdorf… Mais qui sont-ils ? Leur histoire est incroyable. Leurs pères sont tous des ingénieurs du IIIème Reich ayant travaillé sur le tout premier missile balistique : le célèbre V2. Dans le plus grand secret, la France les a récupérés pour concevoir les premières fusées françaises. Avec le témoignage de ces enfants et des archives inédites de leurs pères, nous levons le voile sur une des histoires les plus méconnues de l’après-guerre.

Un document d’Anne-Sophie Chaumier Leconte, Carole Filippi, Oktay Senghul et Nicolas Ducrot

 

Dans le cadre de cette commémoration, une journée sera proposée aux collégiens et lycéens (sur inscriptions).

 

Cet événement est organisé à la Cité de l’espace par les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (Délégation 31) en partenariat avec La Coupole, Les Amis de la Cité de l’espace, 3A CNES, l’Office National des Anciens Combattants, le Rotary Club Toulouse, le Club Galaxie, le Musée de la Résistance et de la Déportation, le Mémorial de la Shoah, l’Ordre National de la Légion d’honneur, l’Ordre National du Mérite et le Crédit Municipal. .

 

© Photo : NARA / Centre de ressources La Coupole