Perseverance échantillonne Mars

Perseverance échantillonne Mars

Après un premier prélèvement qui n’a pas donné satisfaction, le rover Perseverance a extrait d’une roche deux autres carottages qui ont été placés avec succès dans des tubes scellés début septembre.

Le rover de la NASA équipé de la caméra-laser française SuperCam s’est posé avec succès le 18 février 2021. Depuis il se déplace au sein du cratère Jezero où il a mis en action ses instruments, mais aussi fabriqué de l’oxygène à partir de l’atmosphère martienne et testé avec succès le drone hélicoptère qu’il transportait.
Si Perseverance est équipé pour rechercher des traces de vie passée sur Mars, il peut aussi effectuer des prélèvements et les préparer afin que d’autres missions les ramènent sur Terre. Dans ce sens, une étape cruciale a été franchie début septembre.

2 succès coup sur coup

Extraire du sol ou d’une roche un échantillon et le placer dans un tube qui sera scellé, le tout de façon automatique, est en fait assez complexe. Pour y parvenir, Perseverance est équipé de 3 robots qui se partagent les tâches nécessaires. Dans la vidéo ci-dessous, le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA qui gère cette mission détaille comment cela se déroule.

Au bout du bras robotique, une perceuse est chargée d’effectuer le petit carottage (en gros de la taille d’un crayon). Le réceptacle en forme de tube a été préalablement inséré dans le foret creux de la «perceuse». Les morceaux de roche ou de sol obtenus arrivent directement dans le tube et y restent… Sauf si ce qui a été récolté se révèle trop friable et tombe ou se disperse. Les responsables de la mission expliquent ainsi la déception du 6 août 2021. Après une opération d’échantillonnage, les images de contrôle montrèrent un tube vide !
Le 1er septembre, Perseverance a accompli une nouvelle séquence de prélèvement sur un rocher surnommé Rochette. La NASA annonça le succès de l’opération, les clichés de vérification attestant cette fois-ci de la présence d’échantillons dans le tube.

À gauche : Photo sur Terre de l'un des 43 tubes qu’embarque Perseverance. À droite : le prélèvement du 1er septembre a abouti à un tube contenant des échantillons. Crédit : NASA/JPL/Caltech/MSSS-Cité de l’espace

À gauche : Photo sur Terre de l’un des 43 tubes qu’embarque Perseverance. À droite : le prélèvement du 1er septembre a abouti à un tube contenant des échantillons.
Crédit : NASA/JPL/Caltech/MSSS-Cité de l’espace

Fort de cette réussite, l’équipe chargée du contrôle du rover a programmé un autre prélèvement le 8 septembre, lui aussi couronné de succès.

À gauche : la perceuse de Perseverance à l’œuvre sur Rochette. À droite : les deux trous de 2,7 cm de large et 7 cm de profondeur laissés par les opérations de forage de début septembre 2021. Crédit : NASA/JPL/Caltech/MSSS-Cité de l’espace

À gauche : la perceuse de Perseverance à l’œuvre sur Rochette. À droite : les deux trous de 2,7 cm de large et 7 cm de profondeur laissés par les opérations de forage de début septembre 2021.
Crédit : NASA/JPL/Caltech/MSSS-Cité de l’espace

Des échantillons pour la Terre

Perseverance héberge un total de 43 tubes de 15 cm de long conçus pour protéger les échantillons qui seront récoltés. S’y ajoutent 5 qui ne seront pas remplis afin de servir de témoins. Le but est de ramener sur Terre les prélèvements accomplis pour que des laboratoires les analysent. La logique est que les instruments embarqués dans des sondes ou rovers, bien que technologiquement très avancés, ne peuvent pas rivaliser avec l’ensemble des moyens disponibles sur notre planète. N’oublions pas que les machines présentes dans les laboratoires terriens n’ont pas à subir la miniaturisation en taille et en masse exigée par une mission spatiale.
Ce ne sera toutefois pas Perseverance qui transportera sur Terre ses propres échantillons. Le rover de la NASA les déposera au sol afin qu’un autre robot mobile, fourni par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et construit par Airbus, aille les chercher. Il s’agit là d’une deuxième mission. Une fois les tubes ramassés, ce «Fetch Rover» comme il est appelé, amènera les échantillons dans un petit lanceur qui les placera sur orbite martienne au sein d’un réceptacle de la taille d’un ballon de basket. Ensuite se produira la troisième mission. Une sonde européenne baptisée Earth Return Orbiter (ERO) interceptera le réceptacle autour de Mars puis reviendra vers notre planète pour larguer la précieuse cargaison afin qu’elle arrive au sol vers 2030.

La vidéo ci-dessous résume cet effort réparti sur 3 missions qui associent la NASA et l’ESA.

    INFORMATION PASS SANITAIRE 

     

    A partir du 21 juillet 2021, le pass sanitaire est obligatoire pour accéder à la Cité de l’espace.

     

    Merci de votre compréhension,

     

    La Cité de l’espace