Thomas Pesquet et la mission Alpha

Thomas Pesquet et la mission Alpha

L’astronaute de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) partira vers l’ISS depuis le centre spatial Kennedy en Floride. Sur cette page, nous regroupons quelques éléments sur sa mission.

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Thomas Pesquet et Alpha

Né le 27 février 1978 (il a récemment fêté son 41ème anniversaire) à Rouen (France), Thomas Pesquet a suivi des études d’ingénieur à Toulouse avant d’être pilote à Air France. Il a été sélectionné astronaute par l’ESA en 2009.

Sa première mission, appelée Proxima, s’est déroulée à bord de la Station Spatiale Internationale et a duré 197 jours. Le vaisseau utilisé pour la rejoindre et en revenir était le Soyouz russe MS-03 (décollage de Baïkonour le 16 novembre 2016 et atterrissage dans les plaines du Kazakhstan le 2 juin 2017).
Pour sa deuxième mission, le Français retrouvera à nouveau l’ISS, mais décollera cette fois-ci de Floride aux États-Unis. Le retour sera un amerrissage. Le nom retenu pour ce nouveau séjour orbital est Alpha.

Vidéo de l’ESA sur la mission Alpha.

Ci-dessous, l’écusson officiel et sa signification. On notera que Thomas Pesquet n’a pas manqué d’inclure la thématique du développement durable qui lui est chère en reprenant les couleurs des «17 objectifs pour l’humanité et la planète» des Nations Unies.

Crew Dragon : une capsule réutilisée

Lors de sa première mission Proxima, Thomas Pesquet fut l’un des 3 passagers du vaisseau russe Soyouz MS-03.
Depuis, les États-Unis ont retrouvé leur autonomie en matière de vols habités grâce au Commercial Crew Program (CCP) de la NASA par lequel cette dernière confie au secteur privé le transport de «ses» astronautes (ceux de cette agence, mais aussi des agences partenaires de l’ISS). C’est la firme SpaceX créée en 2002 par Elon Musk qui a, la première, obtenu la certification de la NASA lors du vol Demo-2 de 2020.

La Crew Dragon Endeavour du vol Demo-2 s’approche de l’ISS le 31 mai 2020. C’est cette même capsule, revenue sur Terre en août 2020, qui sera employée pour le vol Crew-2 de Thomas Pesquet et ses collègues. Crédit : NASA

La Crew Dragon Endeavour du vol Demo-2 s’approche de l’ISS le 31 mai 2020. C’est cette même capsule, revenue sur Terre en août 2020, qui sera employée pour le vol Crew-2 de Thomas Pesquet et ses collègues.
Crédit : NASA

La capsule retenue pour Thomas Pesquet et ses collègues est la C206 Endeavour. Il s’agit de celle qui fut employée pour Demo-2. Thomas Pesquet sera donc non seulement le premier Européen à bord d’un vaisseau SpaceX, mais participera en plus à la première réutilisation d’une Crew Dragon pour un vol habité. Ce n’est pas tout : le premier étage du lanceur Falcon 9 sera l’exemplaire B1061 qui a servi pour le vol Crew-1 en novembre 2020. Le vol vers l’ISS du Français et de ses collèges est intitulé Crew-2.
L’équipage de Crew-2 :
Shane Kimbrough (Américain, NASA, commandant de bord)
Megan McArthur (Américaine, NASA, pilote)
Akihiko Hoshide (Japonais, JAXA, spécialiste de mission 1)
Thomas Pesquet (Français, ESA, spécialiste de mission 2)

L’équipage de Crew-2 tel qu’il sera installé à bord de la capsule Crew Dragon Endeavour (de gauche à droite) : Thomas Pesquet, Megan McArthur, Shane Kimbrough et Akihiko Hoshide. Crédit : SpaceX

L’équipage de Crew-2 tel qu’il sera installé à bord de la capsule Crew Dragon Endeavour (de gauche à droite) : Thomas Pesquet, Megan McArthur, Shane Kimbrough et Akihiko Hoshide.
Crédit : SpaceX

La mission : la science à bord de l’ISS

Ce vol Crew-2 s’inscrit dans la rotation des équipages de la Station Spatiale Internationale. Avec les capsules américaines, le but est qu’une Expédition de l’ISS comporte 7 personnes dont 3 sont transportées avec un Soyouz russe et 4 par une capsule de SpaceX (ou plus tard de Boeing lorsque son vaisseau Starliner sera certifié).
Ainsi, les 4 de Crew-2 s’ajouteront aux 3 amenés par le Soyouz MS-18 (arrivés là-haut le 9 avril) à savoir les 2 Russes Oleg Novitskiy et Pyotr Dubrov avec l’Américain Mark Vande Hei.

Le but principal de ces Expéditions est la science. L’ISS est en fait un laboratoire sur orbite où l’impesanteur permet de conduire des expériences impossibles à mener sur Terre. En effet, lorsqu’on étudie un phénomène physique sur notre planète, on observe en fait celui-ci soumis au champ de gravité. À bord de la station, on peut donc scruter des phénomènes physiques importants pour la recherche fondamentale «libérés» de la pesanteur et non plus «écrasés». Outre cet aspect recherche fondamentale, la science de l’ISS autorise des avancées notables en biologie et médecine et aussi pour comprendre les effets des vols spatiaux sur le corps humain. Pour ce dernier volet, le but est de préparer des missions de longue durée vers Mars.
À l’image de ses coéquipiers, Thomas Pesquet agira tel un laborantin, chargé de mener de nombreuses expériences conçues et surveillées par des scientifiques et chercheurs au sol et qui durent sur plusieurs Expéditions successives pour produire les résultats attendus.
En plus de ce programme, au cours de sa mission Alpha, Thomas Pesquet s’occupera de 12 expériences spécifiquement gérées par le CADMOS, le Centre d’Aide au Développement des Activités en Micropesanteur et des Opérations Spatiales du CNES et situé au Centre Spatial de Toulouse. Déjà en 2014, Thomas Pesquet nous parlait du CADMOS (vidéo ci-dessous).

Parmi les 12 expériences du CADMOS pour Alpha, on citera Dreams (étude du sommeil des astronautes), Edible Foam (un emballage biodégradable ou comestible), Blob (étude comparée avec des lycéens au sol d’un Physarum polycephalum, organisme unicellulaire) ou Pilote (dispositif de contrôle robotique avec réalité virtuelle). Ces 4 expériences ont été retenues pour être présentées en détail au sein de Suivi Mission Alpha, la future exposition de la Cité de l’espace de Toulouse. Lorsque les conditions sanitaires le permettront, cette exposition offrira au grand public un dispositif immersif unique afin de suivre en continu tous les moments forts d’Alpha et de découvrir les équipes de l’ESA et du CNES (Centre National d’Études Spatiales) impliquées dans cette mission. 

     

     

     

    Conformément aux directives gouvernementales de lutte contre la propagation du virus Covid-19, la Cité de l’espace ferme ses portes du jeudi 29 octobre jusqu’à nouvel ordre.

     

     

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